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Une nouvelle forme de code malicieux exploitant Debian Squeeze et NGINX

Par Rédaction, secuobs.com
Le 26/11/2012


Résumé : Discutée depuis le 13 novembre sur Full Disclosure, une nouvelle forme de codes malicieux vient de voir le jour par l’intermédiaire de Rootkit.Linux.Snakso.a. Ce dernier se caractérisant par son ciblage des systèmes Debian Squeeze et du serveur Web Open Source NGINX.



Une nouvelle forme de codes malicieux vient d’être découverte, elle se caractérise notamment par le fait qu’elle cible les ordinateurs fonctionnant sous un système d’exploitation de type GNU/Linux faisant office de serveurs Web. Ce code malicieux autorisant un attaquant à injecter du code au sein de n’importe quelle page Web accédée via un serveur Web infecté.

Ce code malicieux semble avoir par ailleurs été tout particulièrement forgé afin de fonctionner sur l’édition 64-bit du système d’exploitation Debian Squeeze et le serveur Web Open Source NGINX. Une analyse de Kaspersky Labs révélant que ce sont en fait des éléments de type iframes HTML qui sont injectés au sein de toutes les pages Web disponibles via NGINX.

Le code malicieux remplaçant pour cela avec son propre code celui du système d’exploitation qui est en charge de la création des paquets TCP/IP (tcp_sendmsg). Le code malicieux va ensuite récupérer un autre code, qui sera inséré dans l’iframe, en se connectant à l’aide d’un mot de passe chiffré vers un réseau de commande et de contrôle, style Botnet.

Désigné comme Rootkit.Linux.Snakso.a par Kaspersky, ce code malicieux, apparemment d’origine russe, représente donc une nouvelle approche dans les attaques de type Drive-by donwload. Ce type d’attaques se basant habituellement sur des scripts de type PHP et non pas sur du code injecté au sein du noyau même du système d’exploitation comme c’est le cas ici.

Du fait que ce sont toutes les pages Web disponibles via le serveur Web qui sont infectées et non pas seulement une ou quelques pages spécifiques, il est à envisager que ce code malicieux pourrait exploiter à l’avenir de très nombreux sites dans un intervalle de temps réduit si il était amené à infecter des serveurs appartenant à des sociétés de services d’hébergement Web.

Source :

« New Linux rootkit injects malicious HTML into Web servers » sur Ars Technica Risk Assessment ( lien )